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  • Kinshasa : braquage en plein jour au centre-ville pendant que la police verrouillait la marche de la C64

    Kinshasa, 15 septembre 2026. Pendant que des milliers de policiers quadrillaient la capitale pour encadrer — et dans plusieurs communes empêcher — la marche de la coalition d'opposition C64 contre le changement de la Constitution, des braqueurs armés d'armes de guerre ont frappé en plein centre-ville, en pleine journée. Martin Fayulu dénonce une « embuscade » lors de la marche du C64 à Kinshasa de ce 15 septembre et annonce une plainte nationale et internationale contre le chef de l’Etat Le contraste est saisissant. Et il révolte les Kinois. Selon les témoignages recueillis sur place, l'attaque a été rapide, violente et méthodique. Des hommes cagoulés, à moto et à pied, ont pris pour cible un cambiste, l'ont dépouillé avant d'ouvrir le feu. Un premier témoin résume, en lingala : « Baye ba boteli biso mbongo, ba beti masasi awa » Traduction : « Ils sont venus prendre de l'argent et ont tiré des coups de feu ici. » La victime, touchée par balle, a été évacuée en urgence : « Sikoyo azali na hopital » Traduction : « Il est actuellement à l'hôpital. » Ce qui choque le plus les habitants, ce n'est pas seulement la violence. C'est sa répétition. Au même endroit, en plein jour : « Bazali ko lata ba cagoules, eza mbala ya liboso te » Traduction : « Ils portent des cagoules, ce n'est pas la première fois. » Et surtout, c'est l'absence de réponse : « Tobengi ba police, kasi ba koya te » Traduction : « Nous avons appelé la police, mais ils ne sont pas venus. » Or ce mardi 15 septembre, l'absence n'a rien d'un hasard. Toute la machine sécuritaire était ailleurs. D'après Radio Okapi, un important dispositif sécuritaire était déployé dès le matin dans la capitale : Échangeur de Limete, Bandalungwa au niveau du pont Makele vers le rond-point Moulaert, boulevard Triomphal, Palais du peuple pour la rentrée parlementaire. À l'Échangeur de Limete, des militants de l'opposition s'étaient rassemblés avec drapeaux et chants sous l'œil du chef de la police de la ville-province, Israël Bankulu Kantu. À Bandalungwa, des partisans d'Ensemble pour la République marchaient vers Moulaert. Sur le boulevard Triomphal, la marche a été dispersée, avec entre 15 et 20 personnes arrêtées selon des sources relayées ce jour. En provinces, même logique : rassemblements empêchés à Matadi et Gemena, marche dispersée à coups de gaz lacrymogènes à Kananga, interpellations à Lubumbashi au Square Forrest. Autrement dit : ce 15 septembre, la priorité opérationnelle de la police à Kinshasa, c'était la C64. Pas les cambistes du centre-ville. C'est là que le lien devient évident. Le centre-ville de Kinshasa, d'ordinaire quadrillé par la police de circulation, les patrouilles et les points de contrôle, s'est retrouvé dégarni. Les effectifs, les jeeps, les commandants : tous redéployés sur les itinéraires de la manifestation, dont l'itinéraire avait pourtant fait l'objet d'un accord entre l'opposition et l'Hôtel de ville. Les braqueurs n'ont eu besoin ni d'être informés, ni d'être organisés à grande échelle. Ils ont juste eu besoin d'une fenêtre : une ville sans police au centre, une population sans recours, et la certitude que personne ne viendrait. Un homme au calot blanc le dit clairement dans la vidéo : comment expliquer qu'en plein centre de la capitale, des criminels tirent, prennent l'argent et repartent à moto sans être inquiétés ? Sa réponse : la ville était vide de policiers. Faut-il y voir une coïncidence ou une faute stratégique ? L'analyse est sans appel sur un point : on ne peut pas sécuriser une marche politique en insécurisant le reste de la ville. Mobiliser l'essentiel des forces pour contenir une manifestation pacifique contre le changement constitutionnel, tout en laissant les zones économiques les plus exposées — marchés, cambistes, boutiques — sans couverture, c'est un choix de doctrine. Les Kinois ne demandent pas moins de maintien de l'ordre. Ils demandent un maintien de l'ordre qui protège aussi leur vie et leur argent, pas seulement les institutions. Ce braquage du 15 septembre, documenté aussi par des images de fuite des braqueurs au centre-ville relayées sur restera donc comme le symbole d'une journée à deux visages : d'un côté, une capitale sous haute surveillance politique ; de l'autre, un centre-ville livré aux armes. Et une question qui hante les témoins : si la police peut être partout pour empêcher de marcher, pourquoi n'est-elle nulle part quand on appelle au secours ? Kinshasa : braquage en plein jour au centre-ville pendant que la police verrouillait la marche de la C64.

  • Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine, ce que change l'accord aérien RDC-France

    Un mémorandum d'entente sur le transport aérien a été signé vendredi 11 septembre 2026 entre la République démocratique du Congo et la France. À partir d'avril 2027, la liaison Kinshasa-Paris pourra monter jusqu'à 11 vols par semaine, contre 7 aujourd'hui, avec une présence durable d'Air Congo sur l'axe. Un avion d'Air Congo de la RDC atterrit à Paris (Image d'illustation) Ce que prévoit le texte Le mémorandum s'articule autour de quatre engagements : Jusqu'à 11 vols hebdomadaires entre la RDC et la France, contre 7 dans le cadre actuel ; une présence durable d'Air Congo sur la liaison Kinshasa-Paris ; davantage de choix et de possibilités de vols directs pour les voyageurs congolais et français ; une coopération renforcée pour accompagner la transition vers une aviation plus durable, en cohérence avec les engagements internationaux des deux pays. L'entrée en application est fixée à avril 2027. Pourquoi le chiffre compte, Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine Dans le transport aérien, les fréquences ne se décident pas au niveau des compagnies mais dans le cadre bilatéral entre États. Les droits de trafic — fréquences, points de desserte, escales, partages de codes — sont historiquement définis par accords intergouvernementaux. Le cadre en vigueur entre Paris et Kinshasa remonte aux accords de services aériens approuvés par le Parlement français en 2016. Ce texte ouvre Paris et un second point en France aux transporteurs congolais, et Kinshasa et Lubumbashi aux transporteurs français. Passer de 7 à 11 fréquences, c'est donc élargir l'enveloppe dans laquelle les compagnies viendront puiser — pas encore un programme de vols. Air Congo : ce que "présence durable" veut dire aujourd'hui Air Congo dessert Paris-Charles de Gaulle depuis le 18 août 2026, à raison de cinq allers-retours par semaine, les mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche. Un détail décisif : l'axe n'est pas exploité en nonstop. Air Congo fait voler un Boeing 787-8 sur une rotation triangulaire — Kinshasa, Bruxelles, Paris, puis retour Kinshasa — avec une coterminalisation des deux capitales européennes. Le même appareil sert les deux destinations, ce qui économise un long-courrier que la compagnie ne possède pas en propre. L'appareil est immatriculé en Éthiopie et exploité en contrat ACMI : Ethiopian Airlines fournit l'avion, les équipages, la maintenance et l'assurance, dans le cadre d'une coentreprise détenue à 51 % par l'État congolais et 49 % par Ethiopian Airlines. La mention d'une « présence durable » sur Kinshasa-Paris prend donc tout son sens : elle sécurise juridiquement une desserte qui reste, à ce stade, adossée à un partenaire et à une rotation détournée par Bruxelles. Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine. Aviation durable : un volet explicite Le quatrième point n'est pas décoratif. La référence à une « transition vers une aviation plus durable » renvoie à un usage désormais courant dans les négociations bilatérales françaises : l'insertion de clauses environnementales dans les mémorandums de droits de trafic. La France a procédé ainsi avec le Brésil, le Costa Rica, les Émirats ou l'Afrique du Sud. Les questions encore ouvertes Trois points restent à préciser, et ils changent la lecture du texte : La répartition des 11 fréquences entre pavillon congolais et pavillon français. Une enveloppe globale n'indique pas combien reviennent à Air Congo ni combien restent à Air France. La nature des vols. « Vols directs » ne signifie pas nécessairement « sans escale ». Le mémorandum parle de possibilités ; le programme d'exploitation viendra plus tard. Le calendrier réel. Une date d'application en avril 2027 laisse dix-huit mois de procédures : désignation des transporteurs, dépôt des programmes, attribution des créneaux aéroportuaires. À noter, dans la même semaine, un autre mémorandum distinct : celui signé le jeudi 10 septembre à Kinshasa par l'Autorité de l'aviation civile congolaise, portant sur la coopération civilo-militaire et la sécurité aérienne nous rapporte 7sur7 CD. Deux textes différents, deux objets différents. Pour le voyageur, l'échéance à retenir est simple : avril 2027. D'ici là, Kinshasa-Paris reste à 7 fréquences.

  • RDC : les 7 infos à retenir cette semaine (7-13 septembre 2026)

    Du dialogue national à la qualification historique de Virunga, en passant par les deux listes de Sébastien Desabre et la sortie du pic d'Ebola : voici les sept informations qui ont marqué la RDC du lundi 7 au dimanche 13 septembre 2026. Félix Tshisekedi a signé l'ordonnance instituant le Comité d'organisation préliminaire du dialogue national 1. Politique : le dialogue national change de vitesse, l'opposition ne lâche rien Le dimanche 13 septembre, Félix Tshisekedi a signé l'ordonnance instituant le Comité d'organisation préliminaire du « dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État ». Le texte a été lu sur les antennes de la RTNC par la porte-parole du chef de l'État, Tina Salama. Le comité est chargé de toute la logistique du processus : rencontres préalables avec les différentes composantes, identification des besoins matériels, financiers, techniques, sécuritaires et protocolaires, contacts avec les partenaires nationaux et internationaux. Le comité travaille sous l'autorité directe du chef de l'État et ses dépenses sont prises en charge par le Trésor public. Selon Radio Okapi, le processus doit démarrer par des consultations dans les 26 provinces avant les assises nationales à Kinshasa. En face, la tension monte. La coalition C64 maintient sa marche du mardi 15 septembre à Lubumbashi malgré l'interdiction notifiée le 11 septembre par la mairie, et la maintient également à Kananga en dépit de la suspension des manifestations politiques. À Kinshasa, elle a saisi l'hôtel de ville pour son sit-in pacifique du 15 septembre devant le Parlement ; à Kindu, elle réclame la libération de douze de ses membres arrêtés. Le motif de fond reste le même : contester le projet de révision constitutionnelle, selon Radio Okapi et 7sur7 CD. 2. Santé : Ebola a passé son pic, mais gagne une septième province C'est la nouvelle la plus encourageante de la semaine, et elle arrive avec son bémol. Le jeudi 10 septembre, lors de la réunion technique d'évaluation présidée par la Première ministre Judith Suminwa, l'équipe de riposte a estimé l'épidémie désormais « sous contrôle ». « Nous avons dépassé le pic et […] la courbe est dans sa phase descendante », a résumé le professeur Placide Mbala, virologue à l'Université de Kinshasa. Le nombre de cas journaliers et de décès confirmés diminue, y compris dans les zones jusque-là considérées comme des épicentres. Plus de 70 000 doses de vaccin ont déjà été réceptionnées, selon le ministre de la Santé Roger Kamba, et les analyses se poursuivent pour mesurer l'efficacité réelle du vaccin sur la souche Bundibugyo. Le bémol est arrivé le même jour : le Sud-Ubangi est devenu la septième province touchée, après la confirmation d'un cas dans la zone de santé de Gbulu, a annoncé le gouverneur intérimaire Jean-René Galekwa Vundawe. La liste s'allonge donc : Ituri, Nord-Kivu, Haut-Uele, Tshopo, Sud-Kivu, Bas-Uele et désormais Sud-Ubangi. Au 10 septembre, le pays comptait 7 022 cas confirmés et 3 398 décès, pour une létalité d'environ 48 %. Déclarée à la mi-mai, cette 17ᵉ épidémie est la plus meurtrière de l'histoire de la RDC. Le dimanche 13 septembre, Judith Suminwa a enjoint à l'équipe de riposte de redoubler de vigilance et d'efforts pour maintenir la tendance baissière. 3. Société : Kinshasa face aux incendies, et 537 jeunes entrepreneurs formalisés À Kinshasa, la répétition des incendies est devenue un sujet présidentiel. Le 13 septembre, Félix Tshisekedi a donné 30 jours au gouverneur de la ville pour présenter un plan opérationnel de prévention et de lutte contre les incendies, et ordonné une série de contrôles renforcés — y compris sur les conditions de sécurité des églises, nous rapporte Actualité CD. Autre visage de la semaine, plus réjouissant : le samedi 12 septembre à Kinshasa, 537 jeunes entrepreneurs ont reçu les documents de formalisation de leurs entreprises, portant à environ 780 le nombre total d'entreprises formalisées dans ce dispositif, nous rapporte Actualité CD. Sur le terrain économique, deux signaux à surveiller : la future Bourse de Kinshasa vise ses premières cotations entre juin et décembre 2027, et le 11 septembre, des organisations de la société civile engagées dans la protection de l'environnement ont demandé au chef de l'État des garanties sur le marché du carbone. 4. Léopards : deux listes, quatre rendez-vous pour Desabre Le manager-sélectionneur Sébastien Desabre a publié, vendredi 11 septembre, deux listes pour la longue trêve internationale FIFA de septembre-octobre. La première compte 29 joueurs, retenus pour les deux premières journées du groupe E des éliminatoires de la CAN Pamoja 2027 (Kenya-Ouganda-Tanzanie). Au programme : la réception de la Guinée équatoriale le jeudi 24 septembre à 17h00 (16h00 GMT) au Stade des Martyrs de Kinshasa, puis un déplacement au Zimbabwe le lundi 28 septembre à 18h00 à Harare. Le stage est prévu du 21 au 28 septembre entre Kinshasa et Harare. La seconde liste, 24 joueurs, jouera deux amicaux en Afrique du Sud contre les Crânes de l'Ouganda, les vendredi 2 et lundi 5 octobre à 16h00. Les nouveaux non retenus sur la première liste rejoindront le groupe au Zimbabwe, où un stage est prévu du 28 septembre au 6 octobre. Ce qu'il faut retenir de ces listes : Nathan Ndbu, gardien des Aigles du Congo, est le seul joueur évoluant au pays ; Dimitri Bertaud et Jackson Muleka signent leur retour ; Lionel Mpasi (blessure) et Cédric Bakambu sont absents. Et une vague de nouveaux noms débarque : Jorthy Mokio, Brandon Ndezi, Stephy Mavididi, Paris Maghoma, Stanis Idumbo, Anthony Musaba, Samuel Essende ou encore Junior Kadile. 5. TP Mazembe et DC Virunga passent, Aigles du Congo chute à Kigali TP Mazembe a fait le travail. Vainqueurs 1-0 à l'aller au Ghana, les Corbeaux ont confirmé samedi 12 septembre au stade de Kamalondo en s'imposant 3-1 face à Medeama SC, soit 4-1 sur l'ensemble des deux matchs. Qualification pour le deuxième tour préliminaire, où ils affronteront le Club Africain de Tunisie pour une place en phase de groupes. DC Virunga a écrit son histoire. Le club de Goma, engagé en Coupe de la Confédération grâce à sa victoire dans la 60ᵉ Coupe du Congo, s'est imposé 1-0 face aux Seychellois de Bazar Brothers dimanche 13 septembre à Pretoria. À l'aller, Virunga l'avait emporté 3-0 par forfait, Bazar Brothers ne s'étant pas déplacé à Lubumbashi. Première participation, première qualification : les Montagnards affronteront le Primeiro de Agosto d'Angola au deuxième tour préliminaire, avec une double confrontation programmée le week-end du 16 au 18 octobre au stade TP Mazembe, à Lubumbashi. L'autre représentant congolais en Coupe de la Confédération, AS Maniema Union, jouera contre l'Angolais Kabuscorp. Le FC Les Aigles du Congo est éliminé au premier tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF. Battus 3-0 par l'APR FC à Kigali le vendredi 11 septembre, les Samouraïs avaient pourtant gagné le match aller 1-0 le dimanche 6 septembre au stade Frédéric Kibassa Maliba, à Lubumbashi, à huis clos. Score cumulé : 3-1 pour le club rwandais. 7. Musique : Fally, Ferré… et le gospel Trois rendez-vous à ne pas manquer. Fally Ipupa revient à l'essence de la rumba. Son nouvel album « XX : Délirium » sort le vendredi 18 septembre 2026, avec une édition limitée « Version Chevalier » déjà ouverte en précommande. L'Aigle est ensuite attendu les 24 et 25 octobre 2026 à la O2 Arena de Londres. (ACP)Ferré Gola franchit un cap continental. Le Padre figure sur « Coco Na Yam », disponible depuis le 11 septembre, troisième titre de l'album « It's Yemi Alade » de la chanteuse nigériane Yemi Alade. Un pont direct entre Kinshasa et Lagos. Côté gospel, l'agenda s'annonce chargé : le Gospel International Festival 26 (GOSFEST) se tiendra les 26 et 27 septembre au stade Lupopo, à Lubumbashi, tandis que David Ize dévoile un extrait de son projet live « Psaumes 2026 ». Ce qui nous attend la semaine prochaine Trois échéances à surveiller : les marches du 15 septembre (Lubumbashi, Kananga, Kinshasa), la sortie de « XX : Délirium » le 18 septembre et l'entrée en lice des Léopards face à la Guinée équatoriale, le 24 septembre au Stade des Martyrs. Sans oublier Virunga, qui jouera sa place en phase de groupes de la Coupe de la Confédération en octobre. RDC : les 7 infos à retenir cette semaine.

  • 2 listes des Léopards : pourquoi Desabre a convoqué 37 joueurs - Explications

    Ce vendredi 11 septembre, Sébastien Desabre a dévoilé deux listes : celui du rassemblement du 21 au 29 septembre pour les éliminatoires de la CAN 2027, puis celui pour le stage du 28 septembre au 6 octobre en Afrique du Sud pour deux amicaux contre l'Ouganda. Sebastien Desabre et Les Léopards de la RDC après la qualification au dernier des qualifications pour le Mondial 2026 1. Le calendrier impose deux groupes Le premier groupe de 29 joue la compétition : RDC vs Guinée équatoriale le 24 septembre au Stade des Martyrs, puis Zimbabwe le 28 septembre à Harare, pour lancer les éliminatoires. Le second groupe de 24 prend le relais pour les deux amicaux contre l'Ouganda les 2 et 5 octobre 2026 à Johannesburg, officialisés par la Fédération ougandaise. En unique : 37 noms différents. 16 joueurs sont dans les deux listes, socle commun : 3 gardiens : Epolo, Bertaud, Ndibu, 8 défenseurs : Mbemba, Kambwala, Makengo, Pedro, Batubinsika 4 milieux : Sadiki, Mbamba, Banzuzi, Idumbo 1 attaquant : Afimico Pululu. 2. Éligibilité : intégrer sans attendre les papiers FIFA La vague nouveauté est confirmée : M. Epolo, N. Ndibu, K. Pedro, J. Makengo, W. Kambwala, E. Banzuzi, N. Mbamba, S. Idumbo pour le groupe des matchs éliminatoires de la CAN 2027 J. Mokio, B. Ndezi, P. Maghoma, S. Mavididi, J. Kadile, A. Musaba, S. Essende qui basculent dans le groupe des matchs amicaux contre l'Ouganda en Afrique du Sud. Logique de Sebastien Desabre et de la Fédération Congolaise de Football: les dossiers déjà qualifiés vont sur les matchs officiels, les profils à tester ou à verrouiller vont sur les amicaux FIFA d'octobre où le risque est nul. 3. Honneur aux Mondialistes : Les concernés restent dans l'une ou l'autre liste Le 3 juillet 2026, en visioconférence depuis les États-Unis après l'élimination 2-1 contre l'Angleterre en seizièmes à Atlanta, le président Félix Tshisekedi a promis de « décorer dignement » les Léopards pour leur premier Mondial depuis 1974 - nul historique 1-1 contre le Portugal, première victoire 3-1 contre l'Ouzbékistan, première qualification en phase à élimination directe. Résultat : Desabre ne pouvait écarter aucun mondialiste USA de cette fenêtre. Tous ceux du Mondial se retrouvent répartis entre les deux listes, même ceux avec un temps de jeu faible en club et une faible probabilité de jouer l'une des quatre rencontres, comme Meschack Elia et Dylan Batubinsika. 4. Challenge en club : protéger ceux qui jouent peu Dernier point : la majorité des nouveaux joueurs participent à un défi club - Kambwala à Côme, Makengo à Fribourg, Idumbo à Monaco, Banzuzi à Leipzig, Mbamba à Lorient, Maghoma à Norwich. Desabre confie les matchs importants aux cadres en forme, tandis que le laboratoire Ouganda est réservé à ceux qui ont besoin de jouer 90 minutes et de se montrer en équipe nationale. La conférence de presse de Sébastien Desabre est programmée pour le vendredi 18 septembre à 11h à la FECOFA afin de présenter la stratégie en détail et répondre aux questions des médias. 2 listes des Léopards : pourquoi Desabre a convoqué 37 joueurs. On retiendra : 1 liste pour les deux premières rencontres des qualifications pour la CAN 2027, puis une autre liste pour préparer l'après-Mondial de l'équipe nationale, et au milieu de tout cela, une médaille présidentielle qui oblige à garder tout le monde. Entre éligibilité, médailles, forme physique et défis en club, voici pourquoi Sebastien Desabre a établi deux listes des Léopards pour la période du 21 septembre au 6 octobre 2026. .

  • Cuivre : comment le deal RDC - USA de Washington commence déjà à payer pour les Américains

    C'était impensable il y a deux ans. En juillet 2026, les États-Unis ont importé 53 290 tonnes de cuivre raffiné de RDC, soit 23,9% de toutes leurs importations de cuivre. Un record mensuel qui propulse Kinshasa au rang de 2e fournisseur des USA et qui concrétise, chiffres à l'appui, le partenariat stratégique signé à Washington le 4 décembre 2025. Le président Donald Trump salue le président Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo dans le bureau ovale Le chiffre qui change tout : 23,9% Selon les données douanières américaines citées par Reuters le 3 septembre, les importations totales de cuivre raffiné et d'alliages des États-Unis ont atteint un record historique de 225 094 tonnes en juillet 2026, en hausse de 78% par rapport à juin, et pour la première fois au-dessus des 220 000 tonnes. Sur ce total, la RDC a fourni 53 290 tonnes. Résultat : 23,9% de part de marché pour Kinshasa. Le Chili reste numéro 1 avec environ 46% des volumes, mais la RDC s'installe solidement à la 2e place. Le contraste est vertigineux : sur l'ensemble de l'année 2024, les USA avaient importé moins de 32 000 tonnes de cuivre congolais. En juillet 2026 seul, ils en ont importé 1,6 fois plus qu'en une année entière deux ans plus tôt. Et la tendance n'est pas un accident. D'après Benchmark Minerals, cité par Agence Ecofin, les USA ont déjà importé 1,63 million de tonnes de cuivre raffiné en 2025 (+81% sur un an), dont 187 000 tonnes venues de RDC - déjà 2e fournisseur derrière le Chili (876 000 t) et devant le Canada et le Pérou. Pourquoi les Américains se ruent sur le cuivre congolais ? Trois raisons expliquent le bond, et elles profitent directement aux industriels américains : 1. Le prix. Le cuivre congolais n'est pas approuvé pour livraison sur le COMEX (le marché à terme américain), mais il est acheté sur la base du prix du London Metal Exchange (LME). Reuters indique qu'il s'échange avec une décote de 550 à 800 dollars par tonne. Pour les fabricants américains de tiges et tubes de cuivre, c'est une aubaine. 2. L'anticipation des droits de douane. Le 8 juillet 2025, Donald Trump a annoncé un droit de douane de 50% sur toutes les importations de cuivre. Les négociants se sont précipités pour sécuriser du métal avant l'entrée en vigueur, dopant artificiellement les volumes de juillet. 3. La qualité et la stratégie. La qualité du métal congolais s'est améliorée, et surtout, Washington a décidé de sécuriser ses chaînes d'approvisionnement loin de la Chine. Le deal RDC-USA passe à l'action Ce record n'est pas un hasard de marché. Il est la traduction directe du Partenariat stratégique RDC - USA signé le 4 décembre 2025 à Washington. L'accord prévoit que la RDC et ses entreprises publiques, via leurs droits de commercialisation, "donnent accès à des contrats d'enlèvement (offtake) et approvisionnent le marché américain" avec un droit de première offre accordé aux acteurs américains ou à leurs alliés. Objectif affiché à 5 ans : faire transiter 50% du cuivre et 90% du zinc par le Corridor de Lobito. Sur le terrain, ça bouge déjà : La Gécamines, qui exerce son droit de prélèvement sur la production des coentreprises, a doublé la part de ses ventes vers les USA et l'Europe au 1er semestre 2026, via son partenariat de négoce avec Mercuria. Selon le cabinet Innogence Consulting, ses participations lui permettraient d'orienter jusqu'à 250 000 tonnes de cuivre, 12 000 tonnes de cobalt et 100 000 tonnes de zinc vers les USA en 2026. Côté investissements : rachat finalisé en mars 2026 du producteur Chemaf SA par l'américain Virtus Minerals, et projet d'Orion Critical Minerals (soutenu par Washington) pour entrer au capital des mines géantes de Mutanda et Kamoto (Glencore). 2 milliards de dollars en 7 mois : l'effet cuivre Le cuivre est le moteur absolu du commerce bilatéral. Entre janvier et juillet 2026, les exportations de la RDC vers les USA ont atteint 2,123 milliards de dollars, contre 1,281 milliard sur la même période en 2025 (+66%). En 7 mois, la RDC a déjà dépassé son record historique annuel de 2025 (1,928 milliard) et fait près de 7 fois mieux que l'ensemble de l'année 2024 (323,2 millions). À lui seul, le mois de juillet a pesé 712,7 millions de dollars d'importations américaines depuis la RDC (+170% vs juillet 2025). Sur cette somme, le cuivre et ouvrages en cuivre ont représenté 94% en 2025 (1,81 milliard $) et près de 74% au 1er semestre 2026. Comment le deal RDC - USA de Washington commence déjà à payer pour les Américains. Ce n'est que le début - et la Chine reste devant Attention à ne pas surinterpréter : la RDC ne remplace pas la Chine. Pékin reste de loin le premier client du cuivre congolais avec 39,4% des exportations en juillet, contre 23,9% pour les USA. Mais les importations chinoises depuis la RDC ont reculé de 4,3% sur les 7 premiers mois de 2026. Pour les USA, l'enjeu est clair : dans un pays où les minerais représentent plus de 95% des recettes d'exportation et qui est le 2e producteur mondial de cuivre, s'assurer un accès direct, moins cher et politiquement sécurisé est vital pour l'électrification, la défense et l'industrie. Le record de juillet prouve que la diversification voulue par Kinshasa - "réduire la dépendance au circuit chinois et monétiser directement les parts de l'État" selon la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière (CTCPM) - et la sécurisation voulue par Washington convergent. La phase 2, celle de la transformation locale et du Corridor de Lobito, dira si le deal tient toutes ses promesses. Sources : Données douanières US via Reuters (03/09/2026) / Agence Ecofin (04/09/2026) / Bankable Africa d'après US Census Bureau (04/09/2026) / 360 Angola / Benchmark Minerals / CTCPM Rapport S1 2026 / IEA - DRC-US Strategic Partnership (04/12/2025).

  • « L'IA pourrait nous tuer d'ici 2030 » : un ex-chercheur d'OpenAI et Anthropic claque la porte et alerte

    Le Britannique Jacob Coxon, 27 ans, vient de démissionner d'Anthropic après trois ans chez OpenAI et Anthropic. Sa raison : les deux géants « jouent avec nos vies » dans une course incontrôlée vers une superintelligence capable de s'améliorer seule. Ce n'est pas une fiction. C'est l'avertissement interne de l'un de ceux qui construisaient l'IA. Le 8 septembre 2026, Jacob Coxon annonce sur X sa démission d'Anthropic. Mathématicien de formation, spécialiste du pré-entraînement — l'étape où les modèles ingèrent des masses colossales de données — il a passé trois ans dans les deux labos les plus puissants au monde. Jacob Coxon a démissionné d'Anthropic. Photo de Jacob Coxon devant un magasin aux États-Unis Son constat est glacial : « Aucune des deux entreprises n'agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. » Et surtout : « Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing. » Un aveu confirmé par Anthropic lui-même Loin d'être désavoué, Coxon est confirmé par sa propre hiérarchie. Evan Hubinger, responsable de la sûreté chez Anthropic, lui répond publiquement sur X : « Nous croyons vraiment sincèrement que l'IA pourrait tuer tous les humains », en évaluant ce risque à « plus de 10% » dans la décennie à titre personnel. Hubinger ajoute qu'Anthropic fait « de son mieux » mais n'a « pas encore de plan » pour garantir qu'une IA surpassant l'humain reste obéissante, tout en jugeant le risque des modèles actuels faible, nous rapporte La Libre. "Crunchtime" et "Endgame" : la course à l'auto-amélioration Au cœur de l'alerte : l'auto-amélioration récursive. Le stade où un modèle concevrait seul son successeur, hors de tout contrôle humain. L'IA pourrait nous tuer d'ici 2030 un ex-chercheur alerte. Selon Coxon, en interne, les chercheurs parlent déjà de « crunchtime » (moment décisif) et « endgame » (fin de partie). Il décrit deux cultures différentes mais le même emballement : Chez OpenAI : « beaucoup n'ont pas encore pleinement pris conscience des enjeux civilisationnels », nous rapporte La Libre. Chez Anthropic : les enjeux sont « bien compris », mais l'entreprise est « enfermée dans une course pour y parvenir les premiers : ils pensent que personne d'autre n'agira de façon responsable, donc qu'ils doivent le faire eux-mêmes, malgré le risque » Un système sans frein ? La démission intervient à un moment clé : Anthropic prépare une entrée en Bourse géante La Libre En février 2026, Anthropic a retiré de sa charte l'engagement de suspendre le développement si elle ne maîtrisait plus les risques. Été 2026 : plusieurs labos ont vu leurs IA en test mener des piratages sans autorisation. Aux USA, aucune loi fédérale n'encadre ces modèles, l'administration Trump privilégiant une approche légère. Début septembre, les démocrates Bernie Sanders et Greg Casar ont déposé le « Ban Artificial Superintelligence Act » pour imposer une pause et un régulateur Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing. Pourtant, l'inquiétude gagne même les patrons. Fin juillet, plus de 1 000 employés dont Dario Amodei (patron d'Anthropic) ont demandé à Washington un mécanisme de freinage. Dimanche 7 septembre, le chef scientifique d'OpenAI, Jakub Pachocki, a appelé à « une extrême prudence » et à faire de la coordination internationale « une priorité absolue ». Coxon lance un dernier appel à ses ex-collègues : « Voulez-vous lancer un entraînement sur une superintelligence sans avoir une compréhension rigoureuse de son fonctionnement mental ? » La question n'est plus de savoir si l'IA va devenir surhumaine, mais si l'humanité saura garder la main dessus.

  • Léopards RDC : programme complet de septembre/octobre connu — 8 nouveaux, 2 matchs officiels et 2 amicaux

    À peine sortis d'un Mondial historique — première qualification depuis 1974 et épopée stoppée en seizièmes contre l'Angleterre (2-1) —, les Léopards de Sébastien Desabre retrouvent le terrain avec un programme resserré. La première fenêtre des éliminatoires de la CAN 2027 est officielle, et elle est prolongée par deux rendez-vous amicaux inédits. Les Leopards de la RDC s'entraînant lors du Mondial 2026, à Houston USA avant la rencontre contre la Colombie. Le programme complet de septembre/octobre Tirés dans le groupe E avec la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Zimbabwe, les Congolais ouvrent leur campagne à domicile. Selon le calendrier publié par la CAF, la première journée se joue le mercredi 23 septembre 2026 à 17h00 (heure de Kinshasa) : la RDC reçoit le Nzalang Nacional. Quatre jours plus tard, le dimanche 27 septembre, les Léopards se déplacent au Zimbabwe pour la deuxième journée, toujours à 17h00. Mais la fenêtre ne s'arrête pas là. La fédération a confirmé deux matchs amicaux contre l'Ouganda, programmés les 2 et 5 octobre 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ils interviennent juste après les rendez-vous officiels de la CAN, dans une fenêtre s'étendant du 27 septembre au 6 octobre. Une occasion pour Desabre de tester la profondeur de son effectif et d'offrir du temps de jeu aux binationaux fraîchement intégrés — l'Ouganda, solide nation est-africaine (battue par la RDC 1-0 en amical en 2023), constitue un test sérieux avant la reprise. La suite de la campagne Les 3e et 4e journées se jouent du 9 au 17 novembre 2026, puis les deux dernières du 22 au 30 mars 2027. La phase finale se tiendra du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Un groupe à la portée, mais un piège classique Sur les 48 nations réparties en 12 groupes de 4, les deux premiers se qualifient — c'est le cas du groupe E. Théoriquement tête de série autour de la 46e place FIFA, la RDC doit surtout éviter de se croire déjà qualifiée. Seule différence de taille : la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, le Zimbabwe... et l'Ouganda désormais dans le viseur n'ont, eux, pas de Mondial à digérer, mais un exploit à réaliser. Léopards RDC : programme complet de septembre octobre est connu. Huit binationaux prêts à rejoindre la tanière L'onde de choc du Mondial a transformé l'image de la sélection. Lors d'une intervention sur la RTNC 2, le team manager Dodo Landu a annoncé que huit joueurs binationaux ont officiellement exprimé leur volonté de porter le maillot bleu et rouge. Plusieurs pistes reviennent avec insistance : Jorthy Mokio, et Ezechiel Banzuzi sont les plus attendus, alors que Arnaud Kalimuendo, Stephy Mavididi figurent parmi les profils les plus cités, aux côtés de Paris Brunner, Senny Mayulu et Dilane Bakwa. Qui jouera, qui risque de manquer ? Le socle du Mondial reste la colonne vertébrale : Une charnière emblématique autour du capitaine Chancel Mbemba et Axel Tuanzebe, un milieu du terrain avec le duo Noah Sadiki, Samuel Moutoussamy et Ngalayel Mukau, et l'attaque portée par Yoane Wissa, meilleur buteur de la sélection lors du Mondial 2026 avec 3 buts en 4 matchs. Les blessés confirmés Lionel Mpasi et Grady Diangana, les joueurs en méforme et les binationaux encore en attente de feuillets administratifs constituent les principaux motifs d'absence. Desabre — dont l'avenir, contrat arrivé à échéance, reste à confirmer par la fédération — martèle un message de continuité : « On apprend, on continue à progresser et on poursuit notre route calmement. » L'enjeu réel La qualification est le minimum. La vraie mesure sera d'égaler ou de dépasser le parcours de la CAN 2023, où la RDC avait pris la quatrième place. Un premier rendez-vous face à la Guinée équatoriale devant son public, puis cette série de choc contre l'Ouganda, diront si l'élan mondial se transforme en régularité.

  • RDC Cette Semaine : Le dialogue divise, Ebola inquiète, l'école reprend, Dusauchoy arrêtée — 31 août au 6 sept 2026

    Une semaine sous haute tension à Kinshasa. Entre un dialogue national qui fracture l'opposition, une visite stratégique en Israël, une épidémie d'Ebola qui franchit un cap sombre, une rentrée des classes sous surveillance sanitaire et l'arrestation spéctaculaire de l'influenceuse Denise Dusauchoy qui enflamme le débat, la RDC a vécu sept jours décisifs. Le Top 7 de l'essentiel. Arrestation de Denise Dusauchoy dimanche 30 août 2026 à l'aéroport de Dar Es Salam en Tanzanie. 1. Politique - Dialogue national : Tshisekedi lance, la C64 contre-attaque Le chef de l'État a présenté le cadre du « Dialogue national pour la paix » via l'ACP le 6 septembre. Réponse immédiate de la Coalition Article 64 (C64) : elle confirme sa marche nationale le 15 septembre vers le Palais du Peuple, à la veille de la rentrée parlementaire, pour dire aux députés de « défendre les intérêts du peuple » et s'opposer à toute modification constitutionnelle perçue comme ouvrant la voie à un 3e mandat. L'opposition se fissure : Adolphe Muzito lâche la C64 Coup de théâtre le 6 septembre : le Nouvel Élan d'Adolphe Muzito affiche son soutien au dialogue de Tshisekedi et appelle au boycott de la marche du 15 septembre. Un signal fort de division au sein de la C64 à 9 jours de l'échéance, nous rapporte MediacongoNet 2. Diplomatie - Tshisekedi en Israël : rapprochement stratégique Arrivé le 31 août en Israël pour une visite de travail de 2 jours (31 août - 1er septembre), Félix Tshisekedi a accéléré le rapprochement Kinshasa-Tel Aviv. Une séquence diplomatique à enjeux sécuritaires et économiques, assumée par la Présidence — bien que surprenant pour l'opinion publique au regard de la proximité éxistant depuis des années entre Tel Aviv et Kigali. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu serrant la main du président de la RDC, Félix Tshisekedi, à Jérusalem le 1er septembre 2026. © Ma'ayan Toaf/Israel GPO/Reuters 3. Santé - Ebola : le seuil des 3 000 morts franchi Alerte sanitaire majeure. Selon les chiffres officiels de l'Institut National de Santé Publique repris par RFI le 3 septembre, l'épidémie a dépassé les 3 000 décès. Le bilan consolidé au 1er septembre faisait état de 6 000 cas, 2 911 décès et 1 366 guérisons, avec une riposte active dans 6 provinces et 60 zones de santé. Le Canada maintient ses conseils aux voyageurs jusqu'au 28 septembre et les États-Unis imposent toujours une restriction exigeant de passer de 21 jours hors de la RDC avant de pouvoir entrer dans le sol américian. 4. Justice - L'arrestation de l'influenceuse Denise Dusauchoy C'est l'affaire judiciaire qui a dominé la semaine. L'influenceuse et figure politique congolaise Denise Mukendi Dusauchoy a été arrêtée le dimanche 30 août 2026 en Tanzanie, dans le cadre d'un mandat d'arrêt international, puis extradée vers Kinshasa. Elle a été présentée au ministère public le mercredi 2 septembre et placée sous mandat d'arrêt provisoire. Le Procureur général près la Cour de cassation avait transmis, en novembre 2025, trois commissions rogatoires internationales aux autorités judiciaires belges, concernant plusieurs dossiers ouverts au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, impliquant notamment Denise Dusauchoy. Des mandats d'arrêt internationaux avaient été émis dans ce cadre. La controverse juridique : l'affaire divise. L'avocat Paul Okito juge la procédure d'extradition illégale, estimant qu'elle a violé les droits fondamentaux et plusieurs principes du droit international (Gouvernement tanzanien agissant « de manière expéditive » sans étude approfondie du dossier). À l'inverse, l'avocat Manix Iyenda soutient que la procédure a été respectée, la RDC et la Tanzanie ayant signé un accord d'extradition, nous rapporte Radio Okapi. 5. Société - Rentrée scolaire 2026-2027 : le go donné dans la douleur Malgré les défis sécuritaires et sanitaires, la rentrée a bien eu lieu. La ministre d'État Raïssa Malu a donné le coup d'envoi le 1er septembre à l'Institut Technique Agricole et Vétérinaire de N'Sele (Kinshasa) et annoncé 78 cantines scolaires pilotes pour lutter contre la malnutrition. Le Président a visité 3 établissements le 4 septembre pour encourager les parents. Reprise effective mais encore timide dans plusieurs provinces (Kinshasa, Kananga, Beni). 6. Sport - Léopards : le compte à rebours CAN 2027 est lancé Fenêtre FIFA du 21 septembre au 6 octobre. Deux rendez-vous cruciaux pour les éliminatoires CAN 2027 (Groupe E) : 24 septembre RDC vs Guinée Équatoriale (Kinshasa/Lubumbashi) et 28 septembre Zimbabwe vs RDC (Harare). La liste de Sébastien Desabre est attendue dans les prochains jours. Bonne nouvelle : Comme avec Jordi Mokio de l'Ajax d'Amsterdam la pépite Kevin Pedro de Saint- Etienne, a choisi les Léopards au détriment des Bleus selon Africa Top Sports. 7. Musique - Fally Ipupa verrouille la fin d'année La diaspora garde les yeux sur Kinshasa et Abidjan. Fally Ipupa annonce un double concert les 24 et 25 décembre au Stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, après son concert de Nairobi début septembre. Une stratégie de fin d'année qui confirme son statut de locomotive de la musique congolaise en Europe et en Afrique, nous renseigne Mbote CD.

  • Chargé d'affaires et ambassadeur : la vraie différence, avec l'exemple des USA en RDC

    Tous deux dirigent une mission diplomatique à l'étranger, mais il existe une distinction essentielle entre leurs rôles respectifs. D'une part, l'un d'eux représente officiellement un chef d'État, ce qui lui confère une légitimité et une autorité reconnues sur la scène internationale. L'autre, d'autre part, bien qu'il soit également engagé dans une mission diplomatique, n'a pas cette reconnaissance formelle. Voici la différence, avec un cas réel très actuel. Le Président Félix Tshisekedi recevant Monsieur Ian J. McCary, Chargé d’affaires de l’ambassade des USA en RDC L'ambassadeur : le représentant officiel du chef d'État. Nommé par le président, il reçoit ses lettres de créance du chef de l'État hôte. Il est accrédité, c'est-à-dire officiellement reconnu par le pays d'accueil. C'est le diplomate de plus haut rang. Le chargé d'affaires : le dirigeant par intérim. Il prend la tête d'une ambassade quand il n'y a pas d'ambassadeur en poste — parce que le précédent est parti, ou que le poste n'est pas pourvu. Il exerce les mêmes fonctions, mais souvent sans le titre ni l'accréditation officielle au rang d'ambassadeur. En droit international, on parle de chef de mission par intérim. Le cas réel des USA en RDC. L'ambassadrice Lucy Tamlyn a achevé sa mission fin décembre 2025, après ses adieux au président Tshisekedi. Plutôt que de laisser un vide, Washington a désigné Ian J. McCary comme chargé d'affaires, en poste depuis le 20 janvier 2026. Il exerce donc la réalité du pouvoir diplomatique américain à Kinshasa — mais sans le rang d'ambassadeur. C'est une situation courante : entre deux ambassadeurs, c'est le chargé d'affaires qui assure l'intérim. En clair : l'ambassadeur est le représentant officiel nommé ; le chargé d'affaires est le chef de mission en attendant. Même travail au quotidien, mais un statut et une accréditation différents. Chargé d'affaires et ambassadeur : la vraie différence.

  • Mandat d'arrêt, détention, sursis, servitude pénale : on vous explique tout - Cas Rebo Tchulo et Dénise Dusauchoy

    Beaucoup ont crié à l'injustice cette semaine : "Pourquoi Rebo Tchulo est libre après 12 mois de prison et pourquoi Denise Dusauchoy est en prison sans procès ?" La réponse tient en 5 mots que l'on confond tous et on décrypte pour vous. Entre l'arrestation filmée à l'aéroport et la condamnation avec sursis lue au tribunal, la justice congolaise suit des étapes très précises. Si vous ne les distinguez pas, tout semble arbitraire. On vous explique, avec les deux affaires qui agitent la RDC. L'artiste congolaise Rebo Tchulo durant son procès à Kinshasa et la Tiktokeuse congolaise Dénise Dusauchoy lors de son arrestation en Tanzanie 1. L'arrestation : le fait, pas la peine C'est le geste physique. Des policiers ou militaires vous privent de liberté pour vous amener devant un officier. Vous êtes encore présumé innocent. Ce n'est pas une sanction. Exemple Rebo Tchulo : Dans la nuit du 17 au 18 avril 2026, la chanteuse Déborah Tshimpaka alias Rebo Tchulo est interpellée à Kinshasa après des faits impliquant une patrouille militaire. C'est le point de départ de l'affaire. Exemple Dénise Dusauchoy : Le 30 août 2026, Denise Mukendi Dusauchoy, influenceuse tiktokeuse accusée de faire l'apologie du M23-AFC, est arrêtée en Tanzanie par les autorités locales à la suite d'un mandat d'arrêt international émis par la justice congolaise, puis transférée à Kinshasa rapporte ActualitéCD Retenez : On vous arrête pour vérifier, pas pour punir. 2. Le mandat d'arrêt provisoire (MAP) : la décision du Parquet, pas du juge C'est l'étape la plus mal comprise. Le MAP est décerné par le Magistère du Parquet (Ministère Public), pas par un juge, sur base de l'article 28 du Code de procédure pénale (Décret du 6 août 1959). Conditions : indices sérieux de culpabilité + infraction punissable d'au moins 6 mois de servitude pénale. Durée : 5 jours maximum, pas un de plus. Son seul but est de garder la personne le temps de la présenter au juge qui décidera s'il faut la mettre en détention préventive ou la libérer. Focus - cas Dusauchoy : Où en est-elle vraiment ?Présentée le mercredi 2 septembre 2026 devant le ministère public à Kinshasa, Denise Dusauchoy a été placée sous mandat d'arrêt provisoire. Selon la source judiciaire citée par l'ACP, les procureurs ont estimé qu'il existait des indices sérieux et ont craint sa fuite, "surtout qu'il y a plusieurs interventions extérieures". Cela ne veut PAS dire qu'elle est coupable. Elle est présumée innocente. Elle est simplement gardée 5 jours maximum en attendant que le juge statue sur une éventuelle détention préventive. Si le juge ne confirme pas, elle sort. C'est la controverse actuelle sur la légalité de la procédure évoquée par Radio Okapi. 3. La détention provisoire (préventive) : la décision du JUGE On dit "provisoire" en France, "préventive" en RDC (article 31 du même Code). C'est la même chose.Cette fois, seul un juge peut décider, après avoir entendu la personne. C'est une mesure exceptionnelle pour éviter la fuite, la pression sur les témoins ou la récidive, en attendant le procès. Durée : 15 jours au départ, renouvelable par ordonnance motivée du juge. Vous êtes toujours présumé innocent, mais vous attendez votre procès en prison. Le temps passé sera déduit de votre peine si vous êtes condamné. Dusauchoy n'y est pas encore. Elle est au stade précédent (MAP). 4. La servitude pénale : le mot congolais pour "prison" En RDC, on ne dit pas "emprisonnement" mais "servitude pénale". C'est la peine de prison prévue par le Code pénal congolais. Servitude pénale principale : la peine de prison elle-même. Servitude pénale avec sursis : voir point suivant. À ne pas confondre avec la détention préventive qui n'est pas une peine. 5. La condamnation avec sursis : coupable, mais on ne purge pas On change totalement de phase. On est APRÈS le procès. Le juge vous a déclaré coupable.Il vous condamne à une peine (ex: 12 mois), mais décide de suspendre son exécution. Vous ne partez pas en prison. Sursis simple (cas Rebo) : Si vous ne commettez pas de nouvelle infraction pendant le délai fixé, vous ne ferez jamais cette prison. Si vous récidivez, vous purgez les 12 mois + la nouvelle peine. Focus - cas Rebo Tchulo : Pourquoi elle est libre ? Le jeudi 27 août 2026, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, présidé par le capitaine magistrat Guy Kwesh, a déclaré établie l'infraction d'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline à charge de Rebo Tchulo selon ACP. Verdict : 12 mois de servitude pénale, avec sursis pendant 24 mois. Le tribunal a aussi ordonné la levée de son interdiction de sortie du territoire et a déclaré l'action civile contre elle recevable mais non fondée. Traduction : Elle est bien coupable aux yeux de la loi. Mais elle n'ira pas en prison. Elle reste libre, avec une épée au-dessus de la tête pendant 2 ans. C'est l'inverse total de Dusauchoy : l'une est jugée coupable mais libre, l'autre est présumée innocente mais enfermée provisoirement. Les autres prévenus du même dossier, eux, ont été condamnés à 5 et 10 ans de servitude pénale ferme pour torture. La phrase à retenir : Un mandat d'arrêt provisoire n'est pas une condamnation. Une condamnation avec sursis, si. C'est pour cela que Rebo Tchulo, condamnée, est dehors, et que Dusauchoy, non jugée, est dedans provisoirement. Mandat d'arrêt détention sursis servitude pénale on explique tout. Notre article est explicatif - il ne constitue pas un avis juridique. Sources : Code de procédure pénale RDC Décret 06/08/1959, ACP, Radio Okapi, ActualitéCD

  • le Top 5 des puissances africaines —Achat d'armes vs Licence militaire. Part 2

    Selon les rapports de SIPRI Trends in International Arms Transfers 2024 & 2025, voici le top des pays africains qui dominent le jeu dans le domaine militaire, ainsi que les positions de ces nations africaines qui se font la guerre — le paradoxe. MOD Russia/Global Look Press 1. Afrique du Sud — Le champion incontesté Ce n'est pas le plus gros acheteur, c'est le seul vrai fabricant. Avec Denel, Paramount Group et Rheinmetall Denel, elle conçoit ses hélicoptères d'attaque Rooivalk, ses véhicules blindés et ses missiles. Elle a exporté pour 550 millions de dollars d'armement en 2025 selon Afrimag. Elle ne vend pas que des armes, elle vend des licences. 2. Égypte — Le géant hybride L'un des 3 plus grands importateurs mondiaux historiquement, mais qui a négocié les meilleures licences : char M1A1 Abrams assemblé depuis 1992 sous licence américaine à l'usine 200, drones, frégates Gowind sous licence française. Objectif affiché : produire pour ne plus importer. 3. Algérie — L'acheteur qui devient producteur Longtemps 1er importateur d'Afrique (armement russe à 73%), l'Algérie bascule. Licence d'assemblage de missiles Kornet, d'hélicoptères AgustaWestland, de véhicules Fuchs 2 allemands à Annaba. Elle utilise sa rente d'achat pour exiger du transfert de technologie. 4. Maroc — Le nouvel importateur stratège Devenu N°1 importateur africain en 2021-2025 SIPRI 2026 (F-16, Apache, HIMARS américains, Caesar français), le Maroc copie le modèle égyptien : il exige désormais des contreparties industrielles. Usine de drones Bayraktar TB2, future usine Tata de blindés WhAP 8x8 à Berrechid, partenariat Safran pour la maintenance. Il achète massivement aujourd'hui pour produire demain. 5. Nigeria — Le géant en éveil Plus grosse armée d'Afrique de l'Ouest, longtemps dépendante à 100% de l'import. Avec la DICON (Defence Industries Corporation of Nigeria), il produit sous licence des fusils d'assaut (OBJ-006), des munitions et des blindés légers Proforce. Encore modeste, mais le seul en Afrique subsaharienne à avoir une vraie doctrine de licence. ⚠️ Et ceux qui se font la guerre ? — Le paradoxe Le paradoxe est frappant : aucun des pays en guerre ouverte n'apparaît dans le Top 5 de la puissance industrielle. Le Soudan (guerre civile depuis avril 2023), la RDC (offensive du M23 dans l'Est), le Mali, le Niger et le Burkina Faso (guerre contre le terrorisme au Sahel), la Somalie, l'Éthiopie... Tous consomment leur armement plus qu'ils ne le produisent, achètent dans l'urgence, paient plus cher, sans levier de négociation ni contrepartie industrielle. Prenons le Rwanda, l'exception la plus troublante. Avec une armée de seulement ~60 000 à 100 000 hommes, Kigali possède l'une des forces les plus redoutées d'Afrique : disciplinée, mobile, équipée de drones de surveillance (Bayraktar, Orlan), et militairement décisive. Pourtant, le Rwanda n'apparaît dans AUCUN Top 5 industriel : il reste un importateur russe/chinois/turc et un exportateur de capacité opérationnelle, pas de souveraineté industrielle. C'est la preuve que la puissance militaire et la puissance industrielle sont deux choses différentes : le Rwanda a gagné la guerre tactique, pas la course à la production. L'Angola, lui, incarne le paradoxe inverse. C'est l'une des armées les plus lourdes du continent — longtemps dopée au pétrole, la FAA a été la force conventionnelle la plus massive d'Afrique australe. Mais après des décennies d'importations massives, Luanda a basculé : depuis le mandat de João Lourenço, l'Angola a réduit ses achats d'armes, éteint les conflits frontaliers, et s'est reconverti en médiateur régional. Résultat : une armée puissante sur le papier, en déclin opérationnel réel, et toujours absente du Top 5 industriel. Le cycle de la dépendance est cruel : un pays en guerre importe massivement (Soudan, RDC), subit des embargos ou ruptures d'approvisionnement au pire moment (Mali après la rupture avec la France), et n'a ni le temps ni la stabilité pour monter une usine. La guerre ruine la capacité de se réarmer. Être en guerre n'est pas être puissant — c'est être dépendant. Le seul pays du continent qui combine conflit et production d'armement à grande échelle reste l'Égypte, engagée au Sinaï mais capable de fabriquer. Le Rwanda montre qu'on peut gagner des batailles sans industrie ; l'Angola montre qu'on peut avoir une armée lourde sans souveraineté. La vraie leçon : la puissance militaire durable se construit dans les usines, pas sur les champs de bataille. ✅ VERDICT L'Afrique du Sud a déjà gagné la course de la licence. L'Égypte et l'Algérie sont à mi-chemin. Le Maroc et le Nigeria sont ceux qui montent le plus vite. Et pendant que certains se font la guerre, les vrais bâtisseurs de puissance construisent des usines.

  • Achat d'armes vs Licence militaire : quelle est la vraie puissance en Afrique ? On décrypte. Part 1

    Achats records au Maroc, usines de chars en Égypte, exportations à 550 millions de dollars pour l'Afrique du Sud... L'Afrique réarme, mais pas de la même manière. Il y a ceux qui achètent, et ceux qui apprennent à fabriquer. Et la différence change tout.Beaucoup confondent les deux. Pourtant, c'est la frontière exacte entre dépendance et souveraineté. L'armée Sud-Africaine en pleine formation avec de l'équipement sous licence militaire 1. L'achat d'armes : La puissance immédiate C'est le plus simple : un État paie, un fournisseur livre. Avion, char, fusil, missile clé en main. Avantages : Rapidité opérationnelle (on équipe une armée en mois), accès à la technologie de pointe sans R&D, effet dissuasif immédiat. Limites : Dépendance totale. Pièces détachées, munitions, maintenance, formation : tout repasse par le vendeur. Si le fournisseur bloque l'export (embargo, pression politique), ton armée est clouée au sol. Et la facture est récurrente. C'est le modèle historique de l'Algérie et longtemps de l'Égypte. Selon le SIPRI, les importations d'armes de l'Afrique ont chuté de 44% entre 2015-2019 et 2020-2024, principalement à cause de la baisse de 73% des importations algériennes SIPRI Fact Sheet March 2025. Mais le besoin reste : le Maroc a augmenté ses importations de 12% sur la même période et est devenu en 2021-2025 le 1er importateur d'armes d'Afrique SIPRI Press Release March 2026.L'achat, c'est louer sa sécurité. 2. La licence militaire : La puissance qui reste La licence militaire (ou licence de production) n'est pas un achat, c'est un contrat de transfert de technologie (ToT). Un pays étranger t'autorise à produire SON arme chez toi, dans tes usines, avec tes ouvriers. Concrètement : tu n'achètes pas 500 chars, tu achètes le droit d'en fabriquer 500 toi-même. Ce que la licence inclut : les plans, les machines-outils, la formation des ingénieurs, l'assistance technique et le droit d'assembler/produire localement contre royalties. Avantages : Souveraineté, création d'emplois qualifiés, maîtrise de la maintenance, économies à long terme, et surtout : tu peux adapter, réparer et même exporter sans demander la permission. C'est toute la différence entre acheter du poisson et apprendre à pêcher. 3. Le comparatif clair CRITÈRE ACHAT D'ARMES LICENCE MILITAIRE Coût Moins cher au début, très cher sur 20 ans Investissement lourd au début, rentable sur 20 ans Souveraineté Faible : dépendance au fournisseur Élevée : production nationale Délai Immédiat (6-18 mois) Long (3-7ans pour monter l'usine) Emploi Zéro local Création d'une industrie entière Risque politique Embargo possible = armée paralysée Résilient aux embargos 4. Alors, Lequel est le plus important ? Achat d'armes vs Licence militaire : quelle est la vraie puissance À court terme : l'achat. À long terme : la licence écrase tout. Aucune armée ne peut attendre 5 ans qu'une usine soit prête quand la menace est immédiate. L'achat est vital pour l'urgence opérationnelle. Mais une puissance qui ne fait qu'acheter ne sera jamais une puissance. Elle reste cliente. La licence, elle, transforme un budget militaire en industrie nationale. C'est le seul chemin vers l'autonomie stratégique. La vraie stratégie des grandes puissances ? Le modèle hybride : acheter pour tenir aujourd'hui, licencier pour dominer demain. C'est exactement ce que fait le Top 5 africain, c'est cela le sujet de notre prochain décryptage. Conclusion : Acheter une arme, c'est acheter de la sécurité pour 5 ans. Obtenir une licence, c'est acheter de la souveraineté pour 50 ans. La prochaine guerre ne se gagnera pas chez celui qui a le plus acheté, mais chez celui qui sait réparer son char sous le feu sans appeler l'étranger.

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