Félix Tshisekedi s'adressera aux Congolais pour annoncer un dialogue dans un format inédit.
- La Rédaction

- 16 août
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Libreville — « Ce dialogue sera différent de tous les dialogues qu'a connus ce pays », a déclaré Félix Tshisekedi, dimanche 16 août à Libreville, au Gabon, lors d'un échange avec la diaspora congolaise. Une annonce lourde de sens, qui intervient au lendemain de l'échéance du 15 août fixée par l'opposition.
Le chef de l'État a confirmé qu'il s'adresserait prochainement à la Nation pour préciser les contours de ce dialogue national inclusif — sans donner ni date, ni modalités dans la communication officielle de la présidence.

Pourquoi maintenant ? Le contexte du bras de fer C64
Cette déclaration n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans un face-à-face tendu entre le pouvoir et la Coalition Article 64 (C64), qui regroupe plusieurs figures de l'opposition. La C64 accuse Tshisekedi d'utiliser le référendum sur une éventuelle nouvelle Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat.
Des signes de décrispation jugés insuffisants
Entre-temps, plusieurs gestes ont été perçus comme des ouvertures : la restitution de passeports à certains opposants (dont Olivier Kamitatu), et la demande du président d'une nouvelle délibération parlementaire du texte fixant les conditions du référendum.
Mais réunie samedi 15 août, la C64 a jugé ces avancées insuffisantes — le renvoi du texte au Parlement n'étant, selon elle, ni un retrait, ni une renonciation formelle au changement de Constitution. La coalition a annoncé la reprise de ses actions de mobilisation et une marche pacifique nationale le 15 septembre, avec à Kinshasa une convergence prévue vers le Palais du Peuple.
Un dialogue sans ultimatum
Côté gouvernement, le porte-parole Patrick Muyaya avait déjà affirmé fin juillet que « l'agenda du président ne répond pas à une quelconque forme d'ultimatum ». L'annonce de dimanche confirme que Kinshasa maintient son projet de dialogue — mais ses modalités, son calendrier et la participation des forces politiques restent à préciser.
La balle est désormais dans le camp de tous les acteurs : la C64 a promis une mobilisation le 15 septembre, tandis que le président promet un dialogue « différent ». Entre ces deux échéances, toute la question est de savoir qui, du pouvoir ou de l'opposition, parviendra à imposer son calendrier.
Félix Tshisekedi s'adressera aux Congolais pour annoncer un dialogue sous un format nouveau.



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