RDC : Martin Fayulu est à Paris, l'ultimatum du 15 août et le bras de fer avec le pouvoir
- La Rédaction

- 11 août
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Martin Fayulu est à Paris ce mardi 11 août, à quatre jours de l'ultimatum du 15 août posé par la coalition C64. Le gouvernement a déjà rejeté la démarche, estimant que « l'agenda présidentiel ne se dicte pas ». Le sort d'Aubin Minaku et Emmanuel Shadari demeure le principal point de friction dans la situation actuelle.

Principaux points à retenir
Le séjour de Fayulu à Paris interroge sur ses intentions
Arrivé à Paris ce mardi 11 août, soit quatre jours avant l'échéance qu'il a lui-même portée, Martin Fayulu se retrouve loin de Kinshasa au moment le plus critique du bras de fer politique. La presse congolaise s'interroge : s'agit-il de consultations avec la diaspora et des soutiens extérieurs, ou d'un simple déplacement sans lien avec le dossier C64 ? Aucune communication officielle n'a précisé l'objet ni la durée de ce séjour.
L'ultimatum C64 reste fixé au 15 août, minuit
Dans son communiqué du 8 août, la coalition C64 n'a annoncé aucun report ni aucune nouvelle échéance. Elle maintient sa position initiale exigeant des réponses du pouvoir avant cette date butoir. Aucun signe d'assouplissement n'a filtré depuis, ni de la coalition ni de ses porte-paroles.
Le gouvernement a déjà rejeté cet ultimatum
Le 29 juillet, le ministre de la Communication Patrick Muyaya avait qualifié la démarche de la C64 d'inappropriée, rappelant que « l'agenda présidentiel ne se dicte pas » depuis l'étranger ou par voie de pression publique. Cette réponse ferme du gouvernement Tshisekedi a d'emblée fermé la porte à toute négociation sur les termes posés. Le dialogue, s'il doit avoir lieu, ne se fera donc pas dans le cadre imposé par la coalition.
Le sort de Minaku et Shadari reste le point de friction central
Au cœur des revendications de la C64 figure la situation de ces deux figures politiques, dont le statut judiciaire et politique divise. Tant qu'aucune clarification n'est apportée sur leur dossier, la coalition maintient que la confiance avec le pouvoir ne peut être rétablie. C'est ce nœud, plus que la date elle-même, qui conditionne la suite réelle de la crise après le 15 août.
À noter
De toute évidence les heures et les jours à venir nous apporteront une meilleure compréhension de la situation actuelle. En effet, au fur et à mesure que nous avançons dans cette période d'incertitude, plusieurs éléments clés commenceront à se dessiner plus clairement.



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