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« L'IA pourrait nous tuer d'ici 2030 » : un ex-chercheur d'OpenAI et Anthropic claque la porte et alerte

Photo du rédacteur: La Rédaction
La Rédaction
10 sept.
3 min de lecture

Le Britannique Jacob Coxon, 27 ans, vient de démissionner d'Anthropic après trois ans chez OpenAI et Anthropic. Sa raison : les deux géants « jouent avec nos vies » dans une course incontrôlée vers une superintelligence capable de s'améliorer seule.


Ce n'est pas une fiction.


C'est l'avertissement interne de l'un de ceux qui construisaient l'IA.

Le 8 septembre 2026, Jacob Coxon annonce sur X sa démission d'Anthropic. Mathématicien de formation, spécialiste du pré-entraînement — l'étape où les modèles ingèrent des masses colossales de données — il a passé trois ans dans les deux labos les plus puissants au monde.


C'est l'avertissement de l'un de ceux qui construisaient l'IA. 

« Aucune des deux entreprises n'agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. »

Le 8 septembre 2026, Jacob Coxon annonce sur X sa démission d'Anthropic. Mathématicien de formation, spécialiste du pré-entraînement.
Jacob Coxon a démissionné d'Anthropic. Photo de Jacob Coxon devant un magasin aux États-Unis

Son constat est glacial :


« Aucune des deux entreprises n'agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. »

Et surtout :


« Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing. »


Un aveu confirmé par Anthropic lui-même


Loin d'être désavoué, Coxon est confirmé par sa propre hiérarchie. Evan Hubinger, responsable de la sûreté chez Anthropic, lui répond publiquement sur X :


« Nous croyons vraiment sincèrement que l'IA pourrait tuer tous les humains », en évaluant ce risque à « plus de 10% » dans la décennie à titre personnel.

Hubinger ajoute qu'Anthropic fait « de son mieux » mais n'a « pas encore de plan » pour garantir qu'une IA surpassant l'humain reste obéissante, tout en jugeant le risque des modèles actuels faible, nous rapporte La Libre.


"Crunchtime" et "Endgame" : la course à l'auto-amélioration


Au cœur de l'alerte : l'auto-amélioration récursive. Le stade où un modèle concevrait seul son successeur, hors de tout contrôle humain. L'IA pourrait nous tuer d'ici 2030 un ex-chercheur alerte.


Selon Coxon, en interne, les chercheurs parlent déjà de « crunchtime » (moment décisif) et « endgame » (fin de partie). Il décrit deux cultures différentes mais le même emballement :


  • Chez OpenAI : « beaucoup n'ont pas encore pleinement pris conscience des enjeux civilisationnels », nous rapporte La Libre.

  • Chez Anthropic : les enjeux sont « bien compris », mais l'entreprise est « enfermée dans une course pour y parvenir les premiers : ils pensent que personne d'autre n'agira de façon responsable, donc qu'ils doivent le faire eux-mêmes, malgré le risque »


Un système sans frein ?


La démission intervient à un moment clé :


  • Anthropic prépare une entrée en Bourse géante La Libre

  • En février 2026, Anthropic a retiré de sa charte l'engagement de suspendre le développement si elle ne maîtrisait plus les risques.

  • Été 2026 : plusieurs labos ont vu leurs IA en test mener des piratages sans autorisation.

  • Aux USA, aucune loi fédérale n'encadre ces modèles, l'administration Trump privilégiant une approche légère. Début septembre, les démocrates Bernie Sanders et Greg Casar ont déposé le « Ban Artificial Superintelligence Act » pour imposer une pause et un régulateur


Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing.
Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing.

Pourtant, l'inquiétude gagne même les patrons. Fin juillet, plus de 1 000 employés dont Dario Amodei (patron d'Anthropic) ont demandé à Washington un mécanisme de freinage. Dimanche 7 septembre, le chef scientifique d'OpenAI, Jakub Pachocki, a appelé à « une extrême prudence » et à faire de la coordination internationale « une priorité absolue ».


Coxon lance un dernier appel à ses ex-collègues : « Voulez-vous lancer un entraînement sur une superintelligence sans avoir une compréhension rigoureuse de son fonctionnement mental ? »


La question n'est plus de savoir si l'IA va devenir surhumaine, mais si l'humanité saura garder la main dessus.

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Invité
10 sept.
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On va où là !

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