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Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine, ce que change l'accord aérien RDC-France

Photo du rédacteur: La Rédaction
La Rédaction
14 sept.
3 min de lecture

Un mémorandum d'entente sur le transport aérien a été signé vendredi 11 septembre 2026 entre la République démocratique du Congo et la France. À partir d'avril 2027, la liaison Kinshasa-Paris pourra monter jusqu'à 11 vols par semaine, contre 7 aujourd'hui, avec une présence durable d'Air Congo sur l'axe.


Ce que prévoit le texte



Le mémorandum s'articule autour de quatre engagements :







Jusqu'à 11 vols hebdomadaires entre la RDC et la France, contre 7 dans le cadre actuel ;



une présence durable d'Air Congo sur la liaison Kinshasa-Paris ;



davantage de choix et de possibilités de vols directs pour les voyageurs congolais et français ;



une coopération renforcée pour accompagner la transition vers une aviation plus durable, en cohérence avec les engagements internationaux des deux pays.



L'entrée en application est fixée à avril 2027.
Un avion d'Air Congo de la RDC atterrit à Paris (Image d'illustation)

Ce que prévoit le texte


Le mémorandum s'articule autour de quatre engagements :


  • Jusqu'à 11 vols hebdomadaires entre la RDC et la France, contre 7 dans le cadre actuel ;

  • une présence durable d'Air Congo sur la liaison Kinshasa-Paris ;

  • davantage de choix et de possibilités de vols directs pour les voyageurs congolais et français ;

  • une coopération renforcée pour accompagner la transition vers une aviation plus durable, en cohérence avec les engagements internationaux des deux pays.


L'entrée en application est fixée à avril 2027.


Pourquoi le chiffre compte, Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine


Dans le transport aérien, les fréquences ne se décident pas au niveau des compagnies mais dans le cadre bilatéral entre États. Les droits de trafic — fréquences, points de desserte, escales, partages de codes — sont historiquement définis par accords intergouvernementaux.


Le cadre en vigueur entre Paris et Kinshasa remonte aux accords de services aériens approuvés par le Parlement français en 2016. Ce texte ouvre Paris et un second point en France aux transporteurs congolais, et Kinshasa et Lubumbashi aux transporteurs français. Passer de 7 à 11 fréquences, c'est donc élargir l'enveloppe dans laquelle les compagnies viendront puiser — pas encore un programme de vols.


Air Congo : ce que "présence durable" veut dire aujourd'hui


Air Congo dessert Paris-Charles de Gaulle depuis le 18 août 2026, à raison de cinq allers-retours par semaine, les mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.


Un détail décisif : l'axe n'est pas exploité en nonstop. Air Congo fait voler un Boeing 787-8 sur une rotation triangulaire — Kinshasa, Bruxelles, Paris, puis retour Kinshasa — avec une coterminalisation des deux capitales européennes. Le même appareil sert les deux destinations, ce qui économise un long-courrier que la compagnie ne possède pas en propre.


L'appareil est immatriculé en Éthiopie et exploité en contrat ACMI : Ethiopian Airlines fournit l'avion, les équipages, la maintenance et l'assurance, dans le cadre d'une coentreprise détenue à 51 % par l'État congolais et 49 % par Ethiopian Airlines.


La mention d'une « présence durable » sur Kinshasa-Paris prend donc tout son sens : elle sécurise juridiquement une desserte qui reste, à ce stade, adossée à un partenaire et à une rotation détournée par Bruxelles. Kinshasa-Paris : de 7 à 11 vols par semaine.


Aviation durable : un volet explicite


Le quatrième point n'est pas décoratif. La référence à une « transition vers une aviation plus durable » renvoie à un usage désormais courant dans les négociations bilatérales françaises : l'insertion de clauses environnementales dans les mémorandums de droits de trafic. La France a procédé ainsi avec le Brésil, le Costa Rica, les Émirats ou l'Afrique du Sud.


Les questions encore ouvertes


Trois points restent à préciser, et ils changent la lecture du texte :


  1. La répartition des 11 fréquences entre pavillon congolais et pavillon français. Une enveloppe globale n'indique pas combien reviennent à Air Congo ni combien restent à Air France.

  2. La nature des vols. « Vols directs » ne signifie pas nécessairement « sans escale ». Le mémorandum parle de possibilités ; le programme d'exploitation viendra plus tard.

  3. Le calendrier réel. Une date d'application en avril 2027 laisse dix-huit mois de procédures : désignation des transporteurs, dépôt des programmes, attribution des créneaux aéroportuaires.


À noter, dans la même semaine, un autre mémorandum distinct : celui signé le jeudi 10 septembre à Kinshasa par l'Autorité de l'aviation civile congolaise, portant sur la coopération civilo-militaire et la sécurité aérienne nous rapporte 7sur7 CD. Deux textes différents, deux objets différents.


Pour le voyageur, l'échéance à retenir est simple : avril 2027. D'ici là, Kinshasa-Paris reste à 7 fréquences.

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